The Legend of Zelda – Breath of the Wild: Il n’en reste pas grand chose…

19 Août

Avec l’âge je glisse doucement dans de nouvelles catégories de consommateurs.
Je fais maintenant partie des retardataires sur la courbe d’adoption de l’innovation.

En effet, je me suis procuré une Nintendo Switch tout récemment + 3 jeux.
Cette console est sortie il y a plus de 4 ans.

Retour aux sources

Voici les 3 jeux qui accompagnent ma console toute neuve:

  • The Legend of Zelda – Breath of the Wild
  • The Legend of Zelda – Link’s Awakening
  • Paper Mario – The Origami King

Mes dernières consoles Nintendo étaient la Wii et la DS Lite! Il y a bien longtemps que je n’avais pas joué avec notre cher Mario et Link!

Aujourd’hui je vais donner mon humble avis sur The Legend of Zelda – Breath of the Wild.

À noter que je suis un « vieux » joueur qui a démarré la série avec A Link to the Past (1992) sur Super NES et Link’s Awakening (1993) sur Game Boy version N&B que je vais bientôt tester dans sa version Switch.

Pourquoi je n’aime pas BOTW?

J’y vais sans prendre de gants!

Les premières images avant la sortie ne m’avaient pas particulièrement excité mais par la suite je n’ai vu que des éloges sur ce jeu: « le meilleur de tous les Zelda » peut-on lire un peu partout.

Alors soyons clairs, ce n’est vraiment pas un mauvais jeu! Loin de là!
Mais pour moi, ce n’est pas un Zelda et voici pourquoi!

Que reste-t-il de la franchise?

Pour qu’un jeu se proclame un Zelda, il faut des ingrédients spécifiques.
Dans BOTW il y a:

  • Link
  • La princesse Zelda et le Roi
  • Les Zoras, les Gerudos, les Gorons, etc.

Et c’est tout! Que de l’habillage en somme!

Il manque tout ce qui fait un jeu Zelda:

  • Une histoire qui te guide
  • Des objets à découvrir qui t’ouvrent de nouveaux passages
  • Des donjons dans lesquels il faut utiliser un ou plusieurs de ces objets pour résoudre les énigmes

Une expérience de perplexité totale!

J’étais vraiment perplexe en démarrant ce jeu.
On est perdu, aucun fil conducteur, tout ça sous prétexte qu’on évolue dans un monde ouvert.

La cueillette d’armes et d’ingrédients et inintéressant au possible! Avoir un inventaire remplit de trucs aléatoires dont tu ne ressens pas/ne comprend pas l’utilité est désolant.

Quel intérêt et plaisir à avoir ce genre d’inventaire?

La progression générale est lente et répétitive en plus d’être mal dosée:

  • On fait des bornes ennuyantes pour trouver des sanctuaires ou des tours. On ne fait QUASI que ça!
  • On débloque trop vite les premiers objets sans en avoir une utilité immédiate ce qui fait que quand on en a besoin, on les a complètement oublié.
    Le plaisir dans un Zelda c’est de « connecter les points« . Par exemple on passe devant un chemin dont un rocher bloque le passage. Dans un donjon, on obtient les bombes dont on apprend l’utilisation en faisant exploser le même type de rochers! Notre cerveau fait la connexion = plaisir!
  • Vu qu’on peut aller partout, on est perdu et on ne sait pas si Link a les aptitudes et force pour affronter certaines situations ou quêtes. Si je ne dis pas de bêtise, je crois qu’on peut même se rendre au boss final dès le début. Ça n’a aucune sens…
  • Des énigmes impossibles. Exemple: à un moment on doit compléter une recette dont 1 ingrédient est manquant. Zéro indice et des milliers d’ingrédients différents… Bonne chance si vous voulez le trouver sans une solution dénichée sur Internet!!
Dans le sanctuaire de Myama’Gana, on doit faire sauter une boule d’une plateforme à l’autre avec le gyroscope de la manette… des heures de frustrations, aucun plaisir.

Direction créative douteuse…

Je termine avec l’univers qui se détache maladroitement de la fantaisie qui caractérise la série:

  • On a une tablette Sheikah, nous accompagnant tout le long de l’aventure, qui représente sans détour la Switch. Perso, ça me sort de l’univers!
  • Des sanctuaires, tours et autres gardiens qui ont un aspect trop technologique/ordinateur à mon goût et qui sont trop largement inspirés par le film Le Château dans le Ciel du studio Ghibli.
  • Pas de musique… ce qui enlève 50% de l’intérêt du jeu selon moi.
  • Et Link peut chevaucher une MOTO! Une moto quoi! WTF! C’est d’un ridicule! 🤮
Pourquoi pas un Monster Truck tant qu’on y est?

Le mot de la fin

Comme je le disais plus haut, ce n’est pas un mauvais jeu.

C’est juste que, pour moi, c’est une imposture.

Après, je peux concevoir que la jeune génération, bercée à Minecraft, Fortnite et Roblox dont les univers sont complètement décousus, y trouve son compte.

Coup de cœur : Minit

16 Avr

Ce n’est pas compliqué, je voulais faire exactement un jeu comme ça ! 😍

De l’aventure, des énigmes, un jeu rapide, simple, fun. Minit l’a fait.

On incarne un petit personnage qui se réveille dans son lit pour partir à l’aventure. Évidement, on ne peut que penser à Zelda ! Surtout que Minit lui emprunte l’exploration par écran et la collection d’objets permettant d’ouvrir de nouvelles voies inaccessibles jusqu’alors. La plus grosse particularité de ce petit jeu indépendant c’est qu’il se joue par tranche de 60 secondes. À chaque minute, on est renvoyé au départ tout en conservant les objets obtenus et les zones débloquées. Ça ajoute un peu plus de challenge.

Je l’ai « fini » en 2 petites soirées. Enfin, je suis arrivé au bout de l’histoire mais je n’ai accompli que 49% de tout ce que l’on a à faire dans ce jeu. Par exemple, vous allez rencontrer une pieuvre qui va vous demander de retrouver ses 8 tentacules éparpillés dans le monde. Je n’en n’ai découvert que 2 sur 8 je crois. Alors j’imagine que je suis passé à côté d’un paquet de choses !

J’aime énormément les illustrations promotionnelles du jeu réalisées par Thomas Wellmann.

Le jeu est disponible sur PS4, Xbox, Itch.io, GOG et Steam. Toutes les infos sur le site officiel.

Amusez-vous bien ! 😙


► Si vous souhaitez accéder aux coulisses de la création d’un jeu mobile et participer aux tests de mon projet, suivez ce lien :
http://magicfred.com/microRPG/

MicroRPG

Grégory Gonzalez – Artiste sur les jeux Happy Street et Pirate Power

28 Mar

Grégory est une connaissance de longue date puisque nous fréquentions en 2003 le même forum dédié aux arts numériques, j’ai nommé Café Salé (CFSL pour les intimes).

Il travaille depuis maintenant un moment pour Godzi Lab, une compagnie que j’apprécie beaucoup, et j’avais envi de partager avec vous ses talents !

Il oeuvre sous la direction artistique de Thomas Lachartre sur Happy Street, un croisement entre Animal Crossing et Tiny Tower où l’on construit son village tout mignon, mais aussi sur Pirate Power qui est un RPG tactic où il va falloir créer et améliorer sa flotte pour affronter d’énormes monstres marins entre autres !
Je pense que j’en reparlerai.

Je vous laisse apprécier son travail et le suivre sur son site, Facebook et Twitter.